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Domaine du Tariquet

L'Armagnac du Centenaire

Famille Grassa
Domaine du Tariquet
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Origine :
France
Maison :
Château du Tariquet
Distillation :
Alambic armagnacais traditionnel en cuivre
Age :
Des eaux-de-vie allant de 10 à 30 ans
Alcool :
53,5°
Récompense(s) :
Prix : Ça arrive vite
Mini
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Description :

Ce Bas-Armagnac est une composition inédite de quatre cépages qui ont marqué l’histoire du vignoble armagnacais : L’Ugni blanc, le Baco, la Folle Blanche et le Plant de Graisse, cépage oublié en Armagnac et réintroduit avec succès au Château du Tariquet depuis 2001.

Conseils de dégustation :

Une profonde volupté se révèle lors de la dégustation de ce Bas-Armagnac d’exception qui décline avec éclat et complexité des arômes de fleurs et de fruits secs. L’Armagnac du Centenaire impressionne par son harmonie, son intensité et sa précision. Tranquillement, il affirme son caractère entier en dessinant une belle émotion rythmée par sa droiture, sa franchise et sa pureté. Une fin de bouche longue et sensuelle vient compléter un intense plaisir. Rareté : seuls 2012 flacons de L’Armagnac du Centenaire, tous numérotés à la main, ont été élaborés.

Format(s) :
70 cl
Famille Grassa
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L'avis de notre caviste
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Spiritueux
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Environ 5 000 hectares de vignes sont repartis sur trois départements : les Landes, le Gers et le Lot-et-Garonne. L’armagnac bénéficie de trois appellations régionales : le Bas Armagnac, le Haut Armagnac et le Ténarèze.

Bas Armagnac : située dans les Landes et le Gers, la vigne (Baco) pousse sur un sol pauvre et acide composé d’argile, de silice et d’éléments ferrugineux (sables fauves). Cette zone produit des eaux-de-vie légères et fruitées très réputées.
Haut Armagnac : située au sud et dans le nord-est du Gers, la vigne y est clairsemée et pousse sur un sol d’argile et de calcaire (boulbènes). Ces eaux-de-vie sont plutôt vives et se dégustent jeunes.
Ténarèze : située dans le Lot-et-Garonne et le Gers, la vigne (Ugni Blanc et Colombard) pousse sur un sol de limon (boulbènes), d’argile et de calcaire (terrefort). Ces eaux-de-vie plus dures nécessitent un long passage en fût.
Si dix cépages sont reconnus pour l’élaboration de l’armagnac, quatre sont plus communément utilises : la Folle Blanche (cépage historique de l’armagnac ravagé par le Phylloxera en 1878, environ 2%), l’Ugni Blanc (cépage de distillation par excellence, environ 50%), le Colombard (cépage plus confidentiel, environ 8%) et le Baco (résistant et particulièrement adapté aux sols du Bas Armagnac, environ 40%).
Une fois les raisins pressés, leur jus est vinifié de façon traditionnelle, sans chaptalisation ni ajout de soufre, ni possibilité d’acidifier le vin. Le but ? Produire un vin de faible degré alcoolique, présentant une belle acidité.

La distillation débute en hiver et doit être achevée au plus tard le 31 mars suivant la récolte. Les vignerons ne possédant pas tous un alambic, le vin est le plus souvent distillé par un bouilleur ambulant qui se rend de chai en chai, ou bien au sein de coopératives.
Depuis 1972, deux méthodes de distillation sont acceptées par l’appellation :

la double distillation charentaise ;
et la distillation armagnaçaise en continu, à laquelle plus de 90% des producteurs ont recours. De 1943 à 1971, elle fut d’ailleurs la seule méthode autorisée par la loi.
Principe de l’alambic armagnaçais : la première colonne (colonne de condensation ou réfrigérant) est composée d’une cuve constamment alimentée en vin, dans laquelle se trouve un serpentin en cuivre. Les vapeurs d’alcool contenues dans le serpentin se liquéfient au contact du vin qui emplit la cuve. Puis le vin remonte dans le chauffe-vin situé en haut de la cuve et se réchauffe au contact du serpentin brûlant. Le vin ainsi chauffé rejoint alors la deuxième colonne et s’écoule en cascade vers le bas de l’alambic jusqu’à la chaudière, au travers de plaques perforées. Au même moment, sous l’effet de la chaleur, l’alcool du vin se transforme en vapeur et remonte à contre-courant par les plaques perforées. Au contact du vin, elles se chargent en arômes. Au fur et à mesure que le vin descend, il s’appauvrit en alcool et en arômes. Au terme de la distillation, l’eau-de-vie recueillie titre de 52 à 72%.

Si les principes du vieillissement du cognac s’appliquent en grande partie à l’armagnac, quelques différences méritent cependant d’être soulignées. L’élevage de l’armagnac s’effectue essentiellement en fût de chêne pédonculé du Limousin et de Monlezun dans le Gers. Chaque pièce peut contenir de 400 à 420 litres en volume. Une période d’un an minimum sous bois est requise pour l’appellation Armagnac. Dans un premier temps, les eaux-de-vie nouvelles séjournent en fûts de chêne neufs. Puis, pour éviter toute dominante boisée, elles sont passées en fûts de second remplissage, afin de parachever leur maturation. À l’instar du cognac, l’élevage en chai sec et humide produira des eaux-de-vie plus corsées ou plus rondes. Au cours du processus de vieillissement, la part des anges est de l’ordre de 2 à 6% par an.
Au terme de leur maturation, ces armagnacs sont entreposés sous verre dans des jarres – Dame Jeanne – au sein de « Paradis » (chais), afin d’interrompre leur vieillissement et de préserver leurs arômes.

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