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Domaine Vincent Girardin

Saint Aubin 1er Cru "Les Murgers de Dents de Chien"

Vincent Girardin
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Appellation :
Saint-Aubin 1er Cru
Classification :
Vincent Girardin
Cépages :
Chardonnay
Type de vin :
Vin blanc
Conservation :
8 à 20 ans
Accords mets/vins :
Poissons, crustacés ou viandes blanches
accompagnées d'une sauce à la crème.
Millésime(s) :
2015
Prix : Ça arrive vite
Mini
Je suis intéressé(e)
Description :

Un des meilleurs rapport qualité prix pour un blanc de la Côte de Beaune. Un vin avec beaucoup de minéralité et de fraîcheur. Un nez floral. En bouche, on sent une acidité bien intégrée et une longue finale. Un vin complexe et complet.

Conseils de dégustation :

Températures de service: 8° et 14°C

Format(s) :
75 cl
Vincent Girardin
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L'avis de notre caviste
« Fin et riche, il sublimera vos poissons ou viandes à la crème. »
Saint-Aubin 1er Cru
Saint-Aubin 1er Cru
L'appellation
Saint-Aubin 1er Cru

L’AOC Saint-Aubin s’étend sur un vignoble d’altitude qui produit des vins blancs de belle qualité, et dont la réputation ne cesse de s’accroître. Sa superficie est de 160 hectares, sur une zone située en retrait de celles des Puligny et des Chassagne.  Le paysage viticole est très vallonné et abrite donc plusieurs climats aux expositions et aux sols très variables. Appellations communales et vins classés en Premier Cru sont répartis sur quatre zones. Les vignes reposent sur des marnes de l’Argovie, parfois recouvertes par des éboulis calcaires et des sols bruns calcaires argileux.

Les principaux cépages sont le Chardonnay et le Pinot Noir.

Une production de 4 569 hectolitres pour les vins rouges et 1 343 hectolitres de production pour les vins blancs en moyenne.

Histoire
Les vins de Saint-Aubin sont connus sous ce nom que depuis le XXe siècle, d’abord au sein de l’appellation générique côte-de-beaune-villages à partir de 1937, puis comme appellation saint-aubin depuis 1970, spécialisée de plus en plus en blanc pour profiter de la proximité avec le cru prestigieux du montrachet.

Naissance du vignoble
Le début de la culture de la vigne le long de la côte d’Or est difficile à dater, faute de preuve. Selon les auteurs, ça remonterait à la période romain (la thèse la plus tardive mentionne le IIIe siècle de notre ère) ou à celle des Gaulois (au IIe siècle avant notre ère, voire dès le vie siècle). Les seules certitudes concernent d’une part la consommation de vin par l’élite celte (de grandes quantités de débris d’amphores ayant été retrouvés) et d’autre part l’existence de la viticulture à partir de la fin du Ier siècle (fouilles de Gevrey-Chambertin en 2008-2009, en plaine) confirmée par les écrits de Columelle.

L’édit de l’empereur romain Domitien en 92 après notre ère interdit la plantation de nouvelles vignes hors d’Italie et ordonne d’arracher une partie des vignes en Gaule lyonnaise, aquitaine et narbonnaise afin de limiter la concurrence et de favoriser la production de céréales. Les effets de cet édit sont inconnus, le vignoble est supposé survivre. Mais Probus annula cet édit en 28010. En 312, un disciple d’Eumène rédigea la première description du vignoble de la côte d’Or.

Premières mentions de Saint-Aubin
Le château de Gamay, entouré du hameau du même nom, qui est aussi celui d’un cépage bourguignon : le gamay. Durant la période médiévale, le christianisme favorise l’extension de la vigne par la création de domaines viticoles par les institutions ecclésiastiques. Dès le VIIe siècle, le chapitre d’Autun possèdent quelques vignes à Saint-Aubin (qui dépend alors comme toute la côte de Beaune du diocèse d’Autun), qui complètent celles qu’il possède à Meursault, Aloxe et Sampigny. Puis les ordres monastiques implantent à leur tour des vignes, notamment à Saint-Aubin celles des cisterciens des abbayes de Maizières et de la Bussière.

La voie de communication empruntant la vallée de Saint-Aubin est attestée avant l’an 1000 ; un château fort du XIIIe siècle en contrôle l’accès, le château de Gamay.

En août 1395, le duc de Bourgogne Philippe le Hardi décida d’améliorer la qualité des vins et interdit la culture du gamay au profit du pinot noir sur ses terre : cet ordre est renouvelé plusieurs fois, ce qui fait douter de son efficacité. À la mort de Charles le Téméraire, le vignoble de Bourgogne fut rattaché à la France, sous le règne de Louis XI.

XVIIIe et XIXe siècle
Développement des transports
Extrait de la carte de Cassini de 1759 : très peu de vignes sur la commune, concentrées entre le village et Gamay.
Le transport du vin sur les longues distances se fait jusqu’à l’époque moderne de préférence par la voie fluviale (par les axes Saône-Rhône et Yonne-Seine), mais l’amélioration du réseau routier au XVIIIe siècle (routes refaites et entretenues) profite aux vignobles desservis. Jusqu’à la Révolution, la liaison entre Paris et Lyon se fait par la grande route passant par Auxerre, Autun, Couches et Chalon, avec une route secondaire partant d’Autun via Nolay et Saint-Aubin pour rejoindre Beaune (les actuelles D973 et D906). Il s’agit de chaussées empierrées, pas pavées mis-à-part pour la traversée des villes. Le vignoble de la côte d’Or est en 1789 pour les voyageurs à trois jours de diligence du marché parisien.

Sous le Premier Empire, la route reliant Paris à l’Italie est refaite à neuf, avec un nouveau tracé évitant désormais Autun, en passant par La Rochepot et Saint-Aubin. En 1811, cette route prend le nom de « route impériale no 7 », puis en 1824 de « route royale no 6 » et en 1830 de « route nationale no 6 ». La côte est désormais à une journée de diligence de Paris.

La construction de la ligne de chemin de fer desservant Chagny et remontant vers Dijon en suivant le pied de la côte, terminée en 1849 (ligne PLM), met à mal pendant la seconde moitié du XIXe siècle la partie du vignoble de Bourgogne qui produisait des vins de consommation courante (produit en général avec du gamay) : ces vins entrent en concurrence avec ceux des autres vignobles, notamment ceux de la plaine du Languedoc et d’Algérie, moins chers et plus alcoolisés.

Développement du vignoble

Extrait de la carte d’État-Major de 1866 : extension du vignoble sur presque toute la vallée.
Le XIXe siècle est une période d’extension du vignoble de la Haute-Côte (alors appelée « arrière-côte », dont fait partie Saint-Aubin), spécialisé dans les vins de consommation courante, produits à partir de gamay. En 1816, Jullien ne mentionne pas les vins de Saint-Aubin, ni ceux de la Haute-Côte, dans sa Topographie de tous les vignobles connus. Ils sont aussi oubliés par le classement de 1861, au motif que « nous n’avons pas jugé à propos de comprendre dans le classement une certaine quantité de vignes plantées en pinot ou noirien, mais dont le produit ne doit, à raison de son infériorité, être employé que dans la composition des grands ordinaires. A plus forte raison, n’y voit-on pas figurer les vignes où se récoltent les gamets ou vins ordinaires ».

Du XIXe jusqu’aux années 1930 (jusqu’à ce que ces appellations soient protégées), une partie des vins produits à Saint-Aubin se vendent sous les noms génériques et réputés de « beaune », « volnay » ou « pommard » en rouge, « montrachet » ou « meursault » en blanc. Les négociants mélangeant les vins de différentes provenances, l’appellation d’un vin ne correspond pas forcément à son origine strict, mais plutôt à un niveau de qualité qui n’est garantie que par la réputation du négociant.

Ravages par les maladies

Le phylloxéra, minuscule insecte responsable de la maladie qui a ravagé le vignoble à la fin du XIXe siècle.
Dans les décennies 1830-1840, la pyrale survint et attaqua les feuilles de la vigne. Elle est suivie à partir de 1850 d’une maladie cryptogamique, l’oïdium, un champignon qui se développe sur les feuilles : les viticulteurs luttent contre lui en aspergeant les vignes de soufre utilisé contre fongicide (soufrage).

À la fin du XIXe siècle arrivent deux nouveaux fléaux de la vigne : le premier fut le mildiou, autre maladie cryptogamique traité avec du sulfate de cuivre (bouillie bordelaise), le second le phylloxéra. Cet insecte térébrant venu d’Amérique mis très fortement à mal le vignoble à partir de 1878, entraînant à terme la mort de la totalité des vignes. La seule parade trouvée est le replantage intégral avec greffage sur des pieds américains capables de vivre en présence du phylloxéra.

XXe et XXIe siècles
Création de l’appellation
La création des appellations d’origine par la loi du 6 mai 1919 oblige les producteurs et le commerce à donner aux vins des noms conformes à leur origine, ce qui entraîne la limitation par décision de justice du 29 avril 193021 de l’appellation bourgogne (qu’on pouvait compléter d’un nom de commune) aux seuls vins réalisés avec du pinot noir ou du chardonnay, le gamay étant seulement utilisé pour la fabrication du passe-tout-grains et du grand ordinaire. La production de la commune de Saint-Aubin n’est alors pas comprise dans celle du vignoble de la côte de Beaune (limitée alors aux communes d’Aloxe, Pernand, Savigny, Pommard, Volnay, Monthelie, Auxey, Meursault, Puligny, Chassagne et Santenay), mais est souvent vendu sous un nom d’emprunt de la côte. Les vins de Saint-Aubin sont alors considérés comme faisant partie des vins des « Hautes-Côtes de Beaune » (tout comme ceux de Saint-Romain), parfois appelée « Arrière-Côte de Beaune » pour sous-entendre qu’ils ne sont pas supérieurs à ceux de la Côte.

La création d’appellations communales dans les années 1930 vise à protéger un nom de produit et à le réserver à la production d’un territoire délimité, dans le souci de lutter contre les fraudes. Le décret du 31 juillet 1937 créé l’appellation « Côte de Beaune-Villages », subdivisée en quinze appellations communales différentes, dont l’appellation « Saint-Aubin » (en blanc et rouge) ou « Saint-Aubin Côte de Beaune » (pour les vins rouges). En cas de mélange de la production des différents villages, l’appellation « Côte de Beaune-Villages » pouvait être utilisée. Le cépage pinot liébault était alors autorisé en plus de ceux d’aujourd’hui, notamment le noirien (pinot noir) et l’aubois (chardonnay), tandis que les rendements étaient limités à 35 hectolitres par hectare (moyenne calculée sur cinq années).

L’appellation bourgogne hautes-côtes-de-beaune est reconnu par décret le 4 août 1961. Dans les années 1960, le tracé de l’autoroute A6, parallèle jusque-là à la nationale 6, est détourné au nord de Beaune par le col de Bessey-en-Chaume, afin de mieux desservir cette cité très viticole et de se rapprocher de Dijon, épargnant ainsi les vignes de Saint-Aubin et du Montrachet du passage de l’autoroute à proximité. La nationale, qui traverse Saint-Aubin, est déclassée en 2006. Dans les années 1960-1970, l’enjambeur remplace le cheval, complété par le chenillard sur les pentes ; les techniques en viticulture et œnologie évoluent pendant les cinquante ans suivants : vendange en vert, table de triage, cuve en inox, pressoir électrique puis pneumatique, etc. Le décret du 21 mai 1970 développe le cahier des charges de l’appellation.

Dernières évolutions
L’arrêté du 1er décembre 1977 classe trente lieux-dits comme « premiers crus » de l’appellation. À la fin des années 1980, un remembrement réalisé par la municipalité et le syndicat viticole de l’appellation entraîne la mise en culture de dix hectares de friches rocailleuses dans les lieux-dits « Les Murgers des Dents de Chiens », « En Remilly » et « Les Corton », juste au-dessus du grand cru chevalier-montrachet et à côté des premiers crus de puligny-montrachet. Dans les années 1990, le succès commercial des vins blancs pousse les viticulteurs à planter surtout du chardonnay, faisant du vin blanc le principal produit de l’appellation (le rouge était jusque-là largement dominant). Avec la canicule de 2003, les vendanges débutèrent pour certains domaines cette année-là à la mi-août, soit avec un mois d’avance, des vendanges très précoces qui ne s’étaient pas vues depuis 1422 et 1865 d’après les archives.

Le décret du 23 octobre 2009 modifie les contraintes de l’appellation : les rendements passent à 45 hectolitres par hectare pour les blancs et à 40 hℓ/ha pour les rouges, tandis que seuls le chardonnay B, le pinot noir N, le pinot blanc B et le pinot gris Gn 2 (appelé auparavant « pinot beurot ») sont désormais autorisés. Le décret du 2 décembre 2011 a homologué un nouveau cahier des charges pour l’appellation qui passe en appellation d’origine protégée (AOP, l’équivalent européen des AOC). Les modifications portent sur la richesse minimale en sucre des raisins (qui passe en blanc de 170 à 178 grammes par litre de moût, en blanc premier cru de 178 à 187 g/ℓ, en rouge de 171 à 180 g/ℓ et en rouge premier cru de 180 à 189 g/ℓ) et sur les rendements maximaux (qui passent en blanc de 45 à 57 hℓ/ha, en blanc premier cru à 55 hℓ/ha, en rouge de 40 à 50 hℓ/ha et en rouge premier cru à 48 hℓ/ha). Le cahier des charges est légèrement modifié par le décret du 2 décembre 2013 pour mentionner les particularités climatiques de l’aire d’appellation.

Les samedi 25 et dimanche 26 janvier 2014, le village de Saint-Aubin a accueilli la fête de la Saint-Vincent tournante.

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